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Enracinés et fondés dans l'amour (Eph 3,17)
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Contempler, accueillir des instants de beauté

Qui ne s’est réjoui, un jour ou l’autre, du sourire d’un enfant, de l’immensité de la mer, de la majesté des montagnes, du chant des oiseaux, des nuances et du parfum d’une rose ? Il est des instants où la beauté nous saisit et nous invite à l’arrêt.
Temps de l’été, temps de la découverte, de l’émerveillement pour qui
sait se mettre le coeur en vacance.
" Dieu vit tout ce qu’il avait fait. Voilà, c’était très bon" Genèse 1,30

Se mettre le coeur en vacance

Les extraits suivants d’un poème du Père Michel Scouarnec, prêtre du diocèse de Quimper et Léon, sont une invitation à accueillir la beauté, à retrouver l’essentiel dans nos vies, en nous libérant de ce qui nous encombre.

Vacance : le temps de regarder sans prendre,
sans mettre la main dessus.
de contempler comme ça en passant,
cette nature - avec ses fleurs, ses oiseaux, ses océans - qui se moque bien de notre peur du vide.

Vacance : le temps d’écouter le silence, d’écouter le soleil qui se couche, les battements du coeur, et le bruit du sang. Un homme qui craint son propre silence est-ce encore un vivant ?

Vacance : le temps de réapprendre l’autre, de trouver entre lui et moi le creux d’une distance, d’une autre distance.
Si je pouvais, l’espace de quelques jours, cligner un peu de l’oeil, et me surprendre à les regarder autrement : ma femme, mes enfants, mes amis.

Vacance : le temps de retrouver la parole, une parole qui prenne chair au secret du silence.
une parole qui naisse dans mes yeux, le temps d’un sourire et d’une caresse, avant que de prendre forme sur mes lèvres.

Notre coeur est aussi vaste que l’horizon, aussi profond que le ciel, aussi mouvant que la mer et le vent ; il va plus loin que toutes les routes de la terre.
Notre coeur est un trésor sans prix : sa soif et sa faim sont au-delà des mirages qui voudraient l’assouvir.

Dieu n’a pas pris naissance dans des coeurs encombrés.
Vivons ce temps de vacance :

Comme une grâce, comme une chance, Dieu lui-même nous attend.

Yvonne N. IMC Saint Méen