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Enracinés et fondés dans l'amour (Eph 3,17)
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Plus que jamais la campagne a besoin d’espérance

La vie rurale souffre avec le monde agricole

Aujourd’hui, dans le monde agricole, nous constatons plus de souffrances que de joies. Pour un certain nombre, les paroles, les gestes de foi et d’espérance, sont oubliés.
Les habitants de notre monde rural doivent recréer une certaine solidarité, même si elle existe ici ou là. Et nous devons les accompagner dans cette réflexion, être bien à l’écoute de leurs préoccupations…. Communautés religieuses, insérées dans ce monde rural, nous sommes solidaires d’amis ou voisins concernés par ces problèmes.

Vivre le partage et l’écoute
En cas de maladie, d’accidents, de situations difficiles, le monde rural a toujours su relever le défi de la solidarité. Chaque famille paysanne est affectée par une crise économique sans précédent ajoutée à un contexte climatique difficile. Ne devons-nous pas ‘’actionner’’ la solidarité ? Par l’écoute, le partage, avec les plus fragiles d’entre nous, au travers de groupes, selon des initiatives locales, ou à partir de l’existant… Le Mouvement Chrétien en Monde rural, dans ses réflexions d’équipes, s’appuie sur les étapes suivantes :

-  L’écoute du vécu de chacun
-  Puis le partage et la recherche de solutions ensemble.

Cette démarche n’est-elle pas un moyen pour chacun d’entre nous de ‘’décharger son fardeau’’, de le partager pour mieux rebondir et s’ouvrir un avenir ?

La terre est un ‘’bien commun’’
La terre est un bien commun. Les textes de l’Eglise le rappellent sans cesse. Elle nous rappelle aussi la fonction sociale de toute possession privée : ‘’L’individu ne peut pas agir sans tenir compte des effets de l’usage de ses ressources, mais il doit agir de façon à poursuivre aussi, au-delà de son avantage personnel et familial, le bien commun’’.

Dans les évolutions de la société, les populations, en s’éloignant des territoires pour aller habiter en ville ou proche de celle-ci, ont perdu la notion de destination universelle des biens de la terre.

De ce fait, les agriculteurs sont considérés avant tout comme des producteurs pour notre alimentation et non comme des intendants au service de tous les êtres vivants. Le dialogue avec l’agriculteur n’existe plus ; ce sont surtout des plaintes pour dénoncer le bruit des machines, les mauvaises odeurs, les routes sales, les pesticides, les engrais…

La responsabilité du ‘’bien commun’’ doit nous inciter à accompagner les travailleurs de la terre pour qu’ils aient les moyens de produire tout en prenant soin de l’environnement, mais aussi des conditions de vie acceptables pour eux et leur famille.

Cette double crise, agricole et écologique, doit être l’occasion de nous interpeller, à la fois, sur notre manière de nous alimenter mais aussi de regarder la terre.
Ensemble, producteurs et consommateurs, habitants d’une même terre, nous sommes certainement en capacité de trouver des solutions pour rendre la terre de plus en plus vivante !

(paru dans Eglise en Mayenne)