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Enracinés et fondés dans l'amour (Eph 3,17)
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Prière du Prêtre Michel-Marie Zanotti-Sorkine.

Le Site-Catholique.fr nous communique la Prière du Bataclan au calvaire du Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine, chapelain du Sanctuaire de Notre Dame du Laus, suite aux attentats islamistes du 13 novembre à Paris "Seigneur, mais où donc étiez-Vous" ? Ce texte peut inspirer notre réflexion et notre prière.

"SEIGNEUR, MAIS OU DONC ETIEZ-VOUS ? "

"Des visages radieux habillés d’avenir, blottis sous la musique endiablée où le fraternel s’était promis de naître !"Seigneur où donc étiez-vous ?" Un stade aux couleurs européennes, anciens ennemis buvant la même bière, se tenant presque par le cou, beaux joueurs, pour une fois, voulant que le meilleur gagne ! "Seigneur où donc étiez-vous ?" Dîners d’amoureux, d’amis, de compères, fixés depuis des mois, en terrasse, s’il vous plait, bien en vue sous un été qui hélas se prolongeait ! "Seigneur, où donc étiez-vous ?" Partout la paix ! Partout la vie ! Et Paris plus enchanteur que jamais rayonnant d’insouciance et d’éclat sous le mouvement de son élan inextinguible ! Soudain !...Dans le dos et face à face : le Mal ! en personnes avec du feu sur le corps en ceinture, et dans les bras, de la haine de fous actionnant les gâchettes, visant à bout portant des enfants désarmés, explosant leur propre être en bouquet final de carnage. Quelle piètre victoire ! "Seigneur, mais où donc étiez-vous ?"

"Où étais-Je ?"Eh bien je vais vous dire où j’étais ! Bien avant l’heure du feu d’enfer, j’étais avec ma mère à l’entrée du Stade de France, rue Bichat, rue de la Fontaine-au-Roi, boulevard Voltaire, et jusqu’au Bataclan. Mais comme au Calvaire où ma divinité n’était pourtant pas absente, je n’ai pu rien faire - que cela ne te surprenne ! - si ce n’est de nouveau, souffrir dans ma chair ressuscitée de l’abyssale méchanceté du monde. Elle surplombait de toute sa douleur priante, scandalisée par tant de haine, la liberté humaine qui tuait. Alors tous deux, sous le hurlement des sirènes, au coude à coude avec tes frères médecins, infirmiers et policiers, harnachés à l’éternelle miséricorde, nous avons ramassé indistinctement les âmes de nos enfants, afin qu’aucune d’entre elles ne se perde, et de très près, mais si discrètement que beaucoup ne s’en sont pas rendu compte, serré contre nous des centaines de coeurs éplorés. Fais-en autant. Cesse de réfléchir aux chemins de vengeance ! Ce n’est pas ton affaire. Prie ! Jeûne ! Espère dans le coeur de l’humain ! ne tremble pas ! crois en la victoire du bien et sème de l’Amour... dans tous les camps !" AMEN