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Enracinés et fondés dans l'amour (Eph 3,17)
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Réseau Foi et Justice

Assemblée Générale de l’antenne France

Mardi 6 mars 2012, se tenait, à Paris, l’Assemblée générale de l’antenne France du Réseau Foi et Justice Afrique-Europe. Déléguée par le Conseil de la Congrégation, j’y ai participé, avec 58 autres religieux(ses).
En plus du rapport d’activités, du rapport financier et des élections au Conseil d’administration, nous avons bénéficié d’un exposé fait par Patricia Huyghebaert du GRET, qui avait pour thème :
l’approche par les droits est-elle utile au développement et pour un monde plus juste ?

De cet exposé, j’ai surtout retenu ceci :

Cette approche par les droits est une autre façon de penser le développement : il s’agit alors non pas d’apporter aux gens ce qui leur manque (nourriture, écoles, moyens de communication, etc.) mais de les aider à avoir les conditions nécessaires à leur propre développement, la capacité d’accéder à ce qui leur manque. Les personnes ne sont plus considérées comme « objets de charité » mais comme « sujets de leur propre avenir », sujets de droits que l’Etat, les collectivités locales… doivent leur garantir.
_ Dit de façon plus simple, cela signifie par exemple qu’au lieu d’envoyer du blé là où il y a risque de famine, on va réfléchir avec les populations sur ce qui provoque cette famine et les moyens à mettre en œuvre pour qu’elles puissent cultiver les produits alimentaires dont elles ont besoin, faciliter le transport des produits d’une région à l’autre... Cela pourra entraîner une action pour obtenir le droit pour les paysans de ne pas être dépossédés de leurs terres, le droit qu’on assure la sécurité des routes pour qu’ils puissent aller cultiver leurs champs et en évacuer les produits ou encore qu’on demande aux autorités locales et nationales de faire le nécessaire pour entretenir les moyens de communication, pour maintenir la paix, la sécurité….
Le développement passe par le droit à l’alimentation, mais aussi par le droit à la souveraineté alimentaire, c’est-à-dire le droit de choisir son alimentation en garantissant la possibilité de produire ce qu’on veut sur sa terre.

Le principe de base de cette approche du développement, c’est que les populations concernées soient actrices, elles ont le droit de participer aux décisions qui les concernent ; de choisir le type de développement qui leur convient, compte-tenu de leur environnement, de leurs coutumes, des réalités locales, etc.

J’ai trouvé intéressante cette approche du développement qui rejoint tout à fait le sens du développement tel que le présentent le CCFD et aussi nos propres textes de congrégation qui soulignent que : « le souci de la personne, de sa croissance, de son accomplissement nous guide dans notre présence et notre action » (RV1 p.32, §5,1) et nous invitent à « nous engager…à participer aux campagnes d’opinion pour défendre les droits de l’homme, la justice et à nous investir dans des associations qui œuvrent dans ce sens » (Ch.G. 2006 p.5 §1.2.2).

Sr Geneviève L. IMC Rennes